Pierre DAVID

Né le 4 avril 1923 à Alès, mort au champs d'honneur le 2 juillet 1951 à Bien Thuan en Indochine.

Lieutenant de l'Arme Blindée

 

Robert et Pierre décembre 1925 à la Chapelle (Alès)

 

Il est le deuxième garçon de Jeanne et Laurent DAVID. Il forme avec son frère Robert le clan des ainés face au clan des petits Jean-Jacques et Madeleine, et au milieu se trouve Henri. Pierre était en admiration devant son frère Robert. A la fin des trimestres, il donnait à ses parents les résultats scolaires brillants de son frère ainé, sans une once de jalousie. Pierre semblait être plus attentif à la vie des membres de la famille, allant jusqu’à surveiller les moindres travaux effectués par les jardiniers. Il était considéré par sa mère comme « le chien de garde ».

Il ne s’est pas montré très assidu en classe, chahutant souvent et étant considéré comme une forte tête considéré comme un meneur. Il s’est réveillé en classe de troisième. Cet été là, il a passé tout son temps dans la maison de son oncle Henri Dubois à Nervieux. Celle-ci recelait alors l’ensemble des souvenirs de l’illustre cousin Henry, le Général BERYTHELOT. Il s’est alors mis dans la tête de devenir officier de l’armée française. Il passe son bac et entre dans une corniche à Montpellier en 1941. Il présente les écoles de Saint-Cyr et HEC, cette dernière sur les conseils de son père. En rentrant des oraux, alors que son père lui demande comment se sont passés les concours, Pierre lui répond: « Je ne me suis pas présenté aux oraux d’HEC car je ne veux pas être épicier! » Il rentre à l’école militaire interarmes de Cherchell (Algerie).

Pierre était le véritable ainé de la famille, régissant l’ensemble de la fratrie plus jeune que lui, son frère Robert étant parti à 17 ans de la maison. Madou se rappelle qu’alors que ses parents avaient organisé une soirée pour ses dix huit ans, son frère Pierre revenant d’Indochine, leur avaient précisé qu’ils pouvaient aller se coucher serein, il s’occupait de tout. Ces derniers avaient alors rapidement obtempéré. 

Rapidement après son école d’officier, il annonce à ses parents qu’il va partir en Indochine, théâtre d’opérations qui a alors besoin de jeunes officiers. Il intègre alors le 5ème cuirassiers. Blessé lors de son premier séjour, et alors qu’on lui propose un poste en état-major, il refuse catégoriquement préférant rester au plus prêt de ses hommes. Le 2 juillet 1951, il saute sur une mine et meurt à Thudaumot (Cochinchine) à la fin de son deuxième séjour, il aurait du rentrer en octobre.

Ses parents font tout pour que son corps soit rapatrié en métropole, il est enterré à Nervieux en 1952.

 

 

 

Pierre a Sugny près Nervieux 2 avril 1947