Métiers de la Famille PAPILLON

 

Sur neuf ancêtres côté PAPILLON dont nous connaissons le métier, nous avons

  • Un boulanger, un cultivateur et un domestique-tisserand (les PAPILLON)

  • Un journalier (les GRISONET)

  • Un tisserand et un laboureur (les MONTAGNE)

  • Trois marechal-ferrants (les MARECHAL)

Nous allons donc mettre l’accent sur les métiers suivants

Tisserand

Jean PAPILLON, né en 1754 à Croizet sur Gand (42) était « domestique tisserand » ce qui signifie qu’il était tisserand en métier d’appoint. Jean Tixier MONTAGNE, né en 1682 a St Just la Pendue (42), était aussi Tisserand. Le tissage a longtemps constitué, pour le paysan d’Ancien Régime, un revenu d’appoint non négligeable.

Extrait de l’ouvrage Les métiers d’autrefois, de Marie-Odile Mergnac, Claire Lanaspre, Baptiste Bertrand et Max Déjean, Archives et Culture
Certains sont les propriétaires de leur outil de travail et produisent directement pour une petite clientèle locale, leurs voisins du village ou des alentours. Ils sont des milliers à travailler ainsi dans toute la France.
D’autres travaillent l’hiver pour des fabricants ou des marchands de la ville qui leur fournissent le fil, parfois même le métier, et les tisserands leur rendent toiles, draps et cotonnades. Une activité qui prend encore de l’essor au XIXème siècle.

Les zones rurales sont les plus peuplées là où l’industrie textile est la plus développée, procurant aux habitants des campagnes les ressources complémentaires dont ils ont absolument besoin. Le métier est pourtant rude. On connaît bien, à l’époque, "le teint pâle, l’étiolement, la faiblesse de ces malheureux tisserands à bras qui, chaque jour et pendant quatorze à dix-sept heures, travaillent chez eux, à faire des toiles de coton, de lin ou de chanvre, dans des rez-de-chaussée humides, souvent même dans des caves, où le jour et l’air arrivent à peine, et où le soleil ne pénètre jamais". 

À partir du milieu du XIXème siècle se conjuguent modernisation du filage et déclin de l’industrie toilière. Les revenus des paysans tisserands baissent au rythme de la chute d’activité. Si les nouvelles industries textiles, avec leurs métiers à filer et à tisser mécaniques, se sont établies dans la région, les anciens fileurs et tisserands essaient d’y travailler. Sinon, c’est le chômage total, une baisse du niveau de vie pour les générations les plus anciennes, l’exode rural pour les plus jeunes.

Donc, pour simplifier, c’était de revenus d’appoint pour des ancêtres qui travaillaient très dur. Jean PAPILLON est mort a 50 ans, Jean TIxier (ce qui signifie tisserand..) MONTAGNE on ne sait pas.

 

 

Marechal Ferrant

De 1735 a 1828, trois générations de MARECHAL ont été marechal-ferrants à St Martin la Sauveté puis Nervieux (42). A une époque où le cheval était roi, le maréchal ferrant jouait un rôle essentiel dans les villages

 

 

Lieu de passage, lieu de rencontre dans le village : la maréchalerie ; c'est là que le maréchal-ferrant exerce son art. Pour le meilleur ami de l'homme, il est celui qui chausse le sabot, mais aussi celui qui s'occupe des dents, soigne les maux ou pratique les saignées. Celui qu'on appellera plus tard le maréchal soigneur est en quelque sorte, l'ancêtre de notre vétérinaire. D'aucuns le disent aussi quelque peu sorcier, est-ce parce qu'il côtoie le feu quotidiennement ? Source : Métiers d’Autrefois Illustrés sur le Net.

 

Source Wikipédia

Autrefois, pas de village sans forge, sans maréchal-ferrant et sans le bruit familier du marteau frappant en cadence sur l’enclume... Personnage central et reconnu de la vie villageoise traditionnelle, il cumule souvent les fonctions de forgeron, ferronnier et taillandier.

Le maréchal-ferrant et son atelier

Le perfectionnement de l’agriculture, le développement de la culture attelée et l’essor du cheval dans les transports font la fortune du maréchal-ferrant ("fèvre" ou "favre"). C’est lui qui ferre les chevaux, les mules et les vaches, fabrique et répare les versoirs et les pièges en fer des charrues, des attelages, tout l’outillage à main nécessaire aux travaux des champs et les outils des artisans du village. Il forge également les objets de la vie domestique, en particulier ceux qui servent à la cuisine dans l’âtre : crémaillères, landiers, trépieds et grils...

Une enseigne, le bouquet de saint Éloi, où viennent souvent les fers et les outils, signale la présence de la forge. Dans l’atelier aux murs noircis de fumée, plus éclairé par la présence du feu que par la lumière du jour, le foyer et son grand soufflet, l’enclume, la cuve pleine d’eau pour refroidir le fer incandescent occupent la plus grande partie de l’espace. Au-dessus de l’établi appuyé contre un mur sont accrochés des outils et des fers de formes et de tailles diverses. Le travail, bâti en bois et en fer, où l’on sangle les boeufs à ferrer, est souvent installé dans la cour du maréchal.

Le forgeron ou maréchal-ferrant n’est pourtant pas riche. Jusqu’au début du XXème siècle, c’est le troc qui prévaut : le meunier le paie en farine, le fermier en volailles, légumes, grains ou bois de chauffage, d’autres encore troquent leur travail contre celui du maréchal... S’il y a un paiement en numéraire, il se fait deux fois par an, notamment à la Saint-Éloi ou à Noël.

Le maréchal et ses apprentis portent un tablier de cuir à poche, retenu sur les cuisses par des courroies et des boucles de métal en forme de cheval ou de cavalier. La prise du tablier est un rite qui se déroule au cabaret. L’envers du tablier du nouveau forgeron est marqué de l’empreinte d’un verre de vin ou d’une pièce de monnaie et de la signature de ses camarades.

On reconnaît le maréchal compagnon du Tour de France à ses boucles d’oreilles : elles comportent des breloques en forme de fer à cheval.

 

Un artisan important

Cet artisan et ses apprentis (car il est sous l’Ancien Régime le seul à avoir droit à un nombre illimité d’apprentis, ce qui souligne son importance économique et sociale) travaillent tôt le matin et tard le soir. Voyageurs, cavaliers, paysans se pressent dans l’atelier qui ne désemplit pas. On y veille parfois. C’est un lieu convivial, comme le café ou la place du marché. On y échange nouvelles et potins autour du feu qui réchauffe.

Sûr de lui et expert écouté, le maréchal est aussi vétérinaire, dentiste et guérisseur. Son marteau, comme celui du meunier, a le pouvoir de guérir.

Source : Les métiers d’autrefois, de Marie-Odile Mergnac, Claire Lanaspre, Baptiste Bertrand et Max Déjean, Archives et Culture.