Métiers de la famille DUBOIS

 

Sur quinze ancêtres côté Dubois dont nous connaissons le métier, nous avons

  • Un employé de commerce, Claudius, qui a fait Sup de Co Lyon, un Coiffeur et un voiturier/marchand (les DUBOIS)

  • Un bourrelier (fabriquant de harnais) et trois marchands (les COQUARD)

  • Une branche laboureurs (là, c’est moins top, il ne possède même pas ses outils)(les POYET)

  • Une branche vignerons (les CESSIEUX)

  • Un tailleur d’habit (les PONTET)

  • Des cultivateurs (les MAISONHAUTE)

  • Et des maréchal-ferrants (les CHAIZE)

     

Nous allons mettre l’accent sur les métiers suivants :

Employé de Commerce

Claudius DUBOIS, père de Jeanne, a vécu à Lyon et fit d’excellentes études qui lui permirent de travailler comme employé au service commercial de sociétés houillères, d’abord à Saint Etienne puis à côté d’Alès, à la Grand’Combe. Sa femme, originaire de Nervieux (fille du boulanger) est restée vivre à la Grand Combe jusqu’à sa mort en 1954.

On ne sait pas grand-chose de la carrière de cet ancêtre sinon que juste après la guerre de 1914 (vers 1921), il n’a pas obtenu le poste de Directeur Commercial qu’il convoitait et que de dépit, il démissionna et fit valoir ses droits à la retraite pour acheter une maison à Nervieux et y finir ses jours. Notre grand-mère, Jeanne pu épouser Laurent DAVID deux ans plus tôt. De même pour Geneviève dite Ginette Avec Adrien TEIL. Mais Elisabeth dite ZAZIE et Henry se retrouvèrent jeunes célibataires et épousèrent des gens du crû.

 

Coiffeur

Au cours du XVIIIème, le coiffeur a pris le pas sur le perruquier et l’Empire ayant généralisé la mode des cheveux courts, les perruquiers n’ont pas survécu au changement de siècle. Parmi les enchanteurs du 18e siècle, citons M .LEGROS, qui publia en 1769 un traité de l’Art de la Coiffure des Dames françaises. Citons aussi DAGE, qui ne pouvait suffire à sa riche et nombreuse clientèle dont Mme de Pompadour. Sans oublier le beau Léonard, coiffeur de Marie-Antoinette qui acquit une immense célébrité du fait de son habileté à poser des chiffons entre les boucles de chevelure.

Au XIXème siècle, le coiffeur n’a pas de salon, il se déplace chez ses clientes. Il n’est pas simplement orfèvre de la découpe, il est d’abord coach en accessoires de mode. Or en 1860, la capitale de la mode, c’est Lyon. C’est à cette époque que Louis, notre ancêtre, commençait à exercer son art. La tradition familiale veut qu’il montait souvent à Paris, en particulier pour coiffer Sarah Bernardt.

 

 

Internet n’a pas gardé le souvenir de ce coiffeur de la belle Sarah, il n’est en effet question que d’Antoine de Paris, Surnommé "l'empereur des coiffeurs" pour avoir révolutionné au début du 20ème siècle l'image de la femme avec la coupe à la garçonne de Coco Chanel, Antoine de Paris n'était pas Parisien mais Polonais. Pour Antoine de Paris, "L'aspect psychologique est absolument crucial dans l'entreprise de coiffure, et il le savait", déclare un de ses disciples en rappelant comment son maître savait instantanément évaluer la personnalité d'une femme, son âge, ses besoins, ses malheurs. Louis est mort en 1911, Antoine est arrivé à Paris en 1901, gageons qu’Antoine s’est inspiré du travail de Louis.

Une chose semble acquise, Louis vivait bien de son art.

 

Voiturier Marchand de Comestible

Non ce n’est pas un camionneur de l’époque qui lui était appelé Voiturier par terre. Notre ancêtre François Albert DUBOIS, arrière-grand-père de Jeanne Dubois était Voiturier marchand. Né dans le 77, il se marie tard à Vaise (faubourg de Lyon) à 47 ans. A l’époque, les hommes se mariaient quand ils étaient établis. Gageons que malgré sa voiture, il ne roulait pas sur l’or.

C’est un propriétaire d'une carriole, qui vit de sa location ou du transport de marchandises. Sous l'Ancien Régime, le voiturier tient souvent cabaret, afin de rentabiliser sa carriole, utilisée pour le transport des tonneaux. Déclaré voiturier et non pas cabaretier, il ne paye pas la patente de ce dernier.

 

 

Crédit photo : Chapellerablais sur internet

 

Nous supposerons que François Albert DUBOIS, père de Louis, était épicier ambulant et qu’il parcourait les campagnes pour vendre de l’alimentation… Le voiturier s’absentait souvent de son domicile, parfois pour de longues périodes. Un peu à l’image des camionneurs ou de certains nomades aujourd’hui, il vivait à l’écart des populations sédentaires, et était traité un peu comme un paria.

En conclusion, à l’inverse de son fils Louis qui côtoyait la Jet Set, François Albert et son épouse n’était sans doute pas très bien intégré socialement…