Les acteurs FTP de la Libération du Gard

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Introduction

Ce site est consacré aux David Verriers, les David de Servance et au dernier d'entre eux, Antoine DAVID, né à Rive de Gier en 1858, mort a Alès en 1935. Il a connu l'ascenseur social dans le mauvais sens, alors que son fils Laurent DAVID a bénéficié d'une réussite sociale exemplaire. Sauf que Laurent a été épuré sauvagement à la Libération par des maquisards communistes (cf ci-dessous).

 

Rappel du contexte

 

Mon Grand-père, Laurent DAVID, a dirigé une grande entreprise à Alès pendant la guerre, les Houillères de Rochebelle. Il aurait évité à 200 jeunes français le STO. Il aurait aidé à nourrir les ouvriers de la Mine. Il a été lynché et quasi exécuté par les maquis FTP (communistes) à la Libération, et pas 4 autres patrons de Mines du Bassin d'Alès. Pourquoi ? 70 ans après, Je mène l’enquête.

 

Synthèse de ce volet sur les acteurs FTP de 1944

 

 

 

 

 

Capitaine Boulestin, de son vrai nom Teyssier

 

C’est le chef du Maquis FTP de la Grand’Combe (le maquis FTP le plus près d’Alès) qui occupe le Martinet. D. Maignant dit de lui :  « Il s’illustrera après la Libération dans les massacres de Nîmes ». IL dit également « Lorsque les FTP de la Grand’Combe envahirent Salindres sans consultation avec nous [le maquis de salindres, non communiste, dont faisait partie D Maignant] pour détruire l’usine [Péchiney] et emporter le stock de carburants, ils en furent aussitôt chassés par une descente du maquis de Panissières ».

 

Un autre site internet dresse un compte rendu des massacres de Nîmes : « L'exploit principal de Boulestin est l'organisation des tueries sur la place des arènes de NÎmes, le 28 août 1944. Ce jour-là, il prend livraison de neuf miliciens à la prison populaire. Il les fait aligner les bras levés, puis il organise un défilé à travers la ville. On jette sur les malheureux des détritus et on les frappe. Un haut-parleur convie les honnêtes citoyens à participer aux réjouissances. Arrivés aux arènes, les suppliciés sont collés au mur. Couvrant les cris de la foule, les fusils crépitent. Des énergumènes se précipitent. Ils écrasent les corps à coups de talon.

Des femmes hystériques trempent leur mouchoir dans leur sang. La scène dure deux bonnes heures.

C'est là que sera exécuté dans d'atroces conditions, Angelo Chiappe, préfet régional d'Orléans, ancien préfet de NÎmes où, à la Libération, on le réclama.

A partir du 9 septembre, toujours à Nîmes, une cour martiale juge les suspects par paquets de 20. La foule se rue sur les accusés à leur arrivée pour les frapper. Ce jour-là, il y a 6 exécutions. Le 11 septembre, on en tue 5 autres, ainsi que le 14 et le 18. On exécute aussi en dehors de cette procédure. On exécute après un simulacre de jugement le président du Tribunal de Nîmes, le préfet de la Lozère, Dutruch, ou le commandant de gendarmerie Brugnère, que l'on réhabilitera ensuite….. »

 

UN troisième site internet précise : « La libération de Nîmes aurait dû se produire sans incident : il était certain que les Allemands se retireraient avant même que les troupes
alliées, venant de Fréjus, eussent atteint la région d'Avignon. Cette
promesse de calme ne faisait pas l'affaire d'un certain "lieutenant" Marty,
qui avait reçu de ses maîtres (...) l'ordre de lever dans le département une
"armée de partisans" (...)
il fit apposer sur les murs de la ville l'affiche suivante :

F.T.P.F.   -    F.F.L.

Par ordre du Comité militaire (sic) des Forces occupant la ville de Nîmes,
MOBILISATION de tous les hommes de 18 à 40 ans.

Tous les hommes valides devront se présenter à l'hôtel Imperator et se
mettront à la disposition du commandant Boulestin, qui les formera (sic),
les encadrera et leur assignera ensuite la tâche qu'ils auront à accomplir.
Toute personne qui ne se conformera pas à cet ordre devra répondre devant le
tribunal militaire (re-sic), qui jugera et infligera des sanctions sévères
allant jusqu'à la peine de mort.

En opération, 24 août 1944 :

Le commandant militaire régional :

Lieutenant MARTY »

 

Jean GARNIER dit Commandant Barry ou Labeille

 

 

 

Pierre SAVIN dit Commandant Pierre

( Trouvé sur internet)

Fin mai 1944, l'effectif des FTPF des Cévennes lozériennes, du Bougès et le détachement de Florac est d'environ quatre-vingts hommes. Le débarquement du 6 juin 1944 en Normandie déclenche une montée en masse vers les Cévennes d'hommes souhaitant se préparer au combat contre l'occupant et ceux qui sont à son service. Les effectifs des maquis FTPF et des autres formations de la Résistance augmentent rapidement. 

Le PC de la R2 FTPF se fixe dans l'école de La Viale, un hameau de la commune du Collet de Dèze. Le triangle de direction est alors composé de Jean Garnier dit "Labeille" ou "Barry", commissaire aux opérations régional (COR), le militaire; de Pierre Savin dit "Pierre", commissaire aux éffectifs régional (CER), le politique; de Gabriel Crouzaud dit "Gabriel", commissaire technique régional (CTR), chargé de l'intendance et du matériel. 

Le commandant Pierre Savin va mettre sur pied une douzaine de compagnies FTPF. La 7203e compagnie, dite "la 3 ", est formée à partir des maquis des Souts et de Leyris (camp n° 1). Elle est commandée par Gabriel Crouzaud dit "capitaine Gabriel". La 7202e compagnie, dite "la 2 ", est formée par le maquis du Bougès (camp n° 2). Elle est commandée par Germain Bailbe dit "capitaine Paul". La 7204e compagnie, dite "la 4e ", devenue à la mi-juillet la 7206e, "la 6e ", sous les ordres de Georges Bouniol dit "lieutenant Rolland" et d'Aimé Vielzeuf dit "sous-lieutenant Vasseur" a son détachement de commandement à Champdomergue. L'effectif d'une compagnie est en principe de 137 hommes, répartis en quatre détachements comprenant chacun un groupe de dix hommes et un triangle de direction, soit trente-trois maquisards. Le détachement de direction compte, en plus du triangle de direction de la compagnie, un agent de liaison et un responsable du service B, service de renseignement. Un service sanitaire, assuré par les docteurs Bataille et Max Maurel, est mis sur pied pour la région à l'hôpital de la Tour du Viala. Compte-tenu que certaines compagnies sont incomplètes, l'effectif total des FTPF de la R2, y compris les MOI et le bataillon arménien, avoisine les 1600 hommes en août 1944.

 

Emile CAPION dit Capitaine Carlo

 

 

Miguel ARCAS dit Commandant VIctor