La Famille à Bessèges

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Ascension puis déclin de Bessèges 

 

Bessèges comme Rive de Gier s'est développée grâce au charbon. Des industries se sont fixées sur place pour profiter de cette source d'énergie à une époque où le prix du transport était prohibitif. Puis le train est arrivé qui a amené une deuxième vague d'industries. La ville a connu son apogée en 1880 mais le prix du transport avait tellement chuté à cette époque que les usines se sont très vite délocalisées plus près des bassins d'emplois et des clients. Et Bessèges a alors conservé certaines activités industrielles mais rapidement concurrencées par d'autres usines plus modernes et de plus grandes capacité à Alès ou dans la vallée du Rhône. Ces trente dernières années n'ont pas encore permis à Bessèges de redécoller....elle demeure une cité ouvrière frappée par le chômage et la désindustrialisation et ne bénéficie pas de la manne du tourisme.

 

Histoire de Béssèges

 

A l'origine, Bésseges, "Béou-Cèze" était un simple hameau de la paroisse de Saint-André de Robiac. C'est par décret impérial en date du 1er janvier 1858 que Bessèges prend administrativement effet. Bessèges doit sa création au charbon et à lui seul. Son exploitation avait commencé dès 1809. Il y avait à Besseges des mines de charbon (Houillères de Bessèges) et des mines de fer (Compagnie de Fonderie et et Forges de la Loire et de l'Ardèche) ce qui a permis l’essor d’une activité métallurgique

La ligne de chemin de fer Alès-Bessèges est inaugurée le 1er décembre 1857. Le bassin houiller de la Cèze se trouvait ainsi relié au grand réseau des chemins de fer et pouvait expédier ses produits jusqu'à Marseille. Les charbons de Bessèges prirent immédiatement leur place privilégiée dans la consommation, remplaçant à Marseille et à Toulon les charbons anglais, aussi bien auprès des Compagnies de navigation qu'à la Marine d'Etat.

Bessèges devint chef-lieu de canton en février 1868.  Le site se développe en dépit d'un grave accident qui fait 105 morts en octobre 1865, et Bessèges atteint 11 000 hab. à la fin du 19e s. Une verrerie, une fonderie de fonte et de bronze, une usine de constructions mécaniques complètent le bassin industriel. En 1890 la sidérurgie prospère comme spécialiste de rails puis de tubes.

Bessèges fut classée 3ème ville du Gard après Nïmes et Alès. C'était l'apogée en 1880 ! Puis rapidement le déclin au profit d’Alès beaucoup mieux desservi et assis sur des réserves de charbon beaucoup plus importantes.

 

Pour simplifier, Bessèges s’est développée beaucoup plus vite que Rive de Gier 50 ans après Rive de Gier, mais s’est mise à décliner pour les mêmes raisons, pénalisée par :

  • L’automatisation de l’appareil industriel : partout en France entre 1870 et 1920, les manufactures laissent la place à des usines mécanisées avec des effets d’échelle. Cela ne sert à rien de moderniser les usines de 1860, mieux vaut en construire une neuve à coté d’une grande ville (plus de main d’œuvre) et mieux desservie.
  • La baisse du coût du transport : le transport coûtait tellement cher avant qu’on construisait les usines au pied des mines. Ce n’est plus nécessaire aujourd’hui.
  • Baisse relative de la production de charbon : le bassin houillier a une production qui plafonne alors que les grands bassins du Nord (Valenciennes, Anzin) voient leur production augmenter à rythme continu.

Aujourd'hui , Bessèges compte 3000 habitants...

 

 

La Famille à Bessèges

 

Antoine et Adeline ont vécu à Bessèges autour de 1884 puisque Laurent y est né. La verrerie de Bessèges pour laquelle Antoine a travaillé a fermé en 1920.

 

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